Zanzibar et pas mariés

Zanzibar est une destination très honeymooners : lodges d’exception en bord de plage, sable blanc, eau turquoise. C’est une carte postale à chaque endroit où le regard se pose. Mais qui dit lune de miel, dit budget largement supérieur à des cyclopattes sur les routes depuis 8 mois !

En fait, une île bordée par l’océan Indien, sur le papier c’est carrément pas le bon plan pour un budget calculé. Pourtant, nous y sommes allés. Il faut dire que toutes les personnes croisées dans la capitale tanzanienne n’ont pas ménagés leurs efforts pour nous convaincre de faire le crochet !!! Et maintenant on peut le dire, ça vallait le coup. Alors merci à elles et eux, le temps s’est un peu arrêté la-bàs et on a pu se remettre tranquillement de nos émotions.

C’est à partir de là que nous vous donnons les quelques astuces de radins-malins que nous avons développés, pour un chouette séjour dépaysant sans (trop) passer pour le Gringo et la Gringa du coin !

 

Notre règle d’or

Comme toujours le temps c’est de l’argent ! Donc à l’inverse, plus vous avez de temps et bien moins vous dépensez de l’argent !

 

Transports

Pour aller sur l’île de Zanzibar, il faut prendre un bâteau, jusque là tout est normal. Cependant, plusieurs possibilités s’offrent aux voyageurs.

Les speed boat – assimilés à des gros jet ski – traversent en 1h30 pour $35.

Nous on s’est dirigés vers les Slow Boat... Et oui, au risque de se répèter, on le re-dit : quand on a moins d’argent, il faut avoir le temps ! Pour $20, nous avons eu un ferry en très bon état (plusieurs personnes au port ont tentés de nous effrayer en nous disant que la compagnie des slow boat – flying horse – n’était pas sûre), qui vous emmènera sur l’île carte postale en 3h. Il paraît même que la traversée est plus souple, parce que le bateau « frappe » moins les vagues vu qu’on va moins vite, mais nous n’avons donc pas pu comparer. On peut en revanche vous indiquer que seul 1 enfant a rendu son goûter, mais peut être qu’il avait trop forcé sur les Pringels ! Au retour nous avons pris le dernier départ (22h) qui arrive à l’aube (6h) à Dar-el-salaam pour pouvoir prendre la route directement et avoir la journée pour quitter l’agglomération. Le bâteau est à contre courant, ce qui explique que la traversée est plus longue dans ce sens. Ca gigote un peu plus, mais pas de quoi inquiéter les terriens que nous sommes. Maelly a même dormir d’une traite (on avait installé matelas et duvets !) pendant qu’Alex faisait ses quarts « au cas où le capitaine s’endorme ».

Au fait, c’est toujours gratuit pour les vélos. Mais il faut écarter les « porteurs » qui veulent vous « aider » et vous débrouiller seuls pour monter les vélos sur le bateaux, puis pour les accrocher. 

Après, il y aussi des barques à voiles des pêcheurs, sur internet on a trouvé des voyageurs à vélos qui l’ont fait donc c’est possible. Nous nous ne sommes pas assez aventuriers pour ça !! Mais les prix défient certainement toute concurrence.

Une fois sur place, on a tout fait à vélo : l’île est petite, les routes sont en bon état ! D’ailleurs, gros changement par rapport à l’Afrique de l’Ouest : les routes sont entretenues, c’est-à-dire que les nids de poules semblent rebouchés régulièrement, les bordures fauchées (à la main, une fois par année d’après nos discussions), etc.  Et puis bouger à vélo c’est un bon moyen d’apprendre rapidement quelques mots de Swahili. Tous les habitants vous saluent sur votre passage, alors que les minibus vitres teintées et climatisées vous doublent à des vitesses triplement non respectées.

Sinon il y a les dala-dala, minibus qui relient les villes et villages ! J’imagine qu’il peut être compliqué de trouver la bonne ligne et de négocier le prix, mais rien d’impossible ! On a grimpé dans un pour éviter une saucée après une balade à pied et c’était très bonne ambiance.

 

Logement

Sur ce point là, l’île n’est vraiment pas bon marché ! Malgré des recherches approfondies, nous n’avons rien trouver en dessous de $18/20 par personne sur le marché classique de ceux qui payent des impôts (enfin selon notre filtre français, il faudrait vérifier ce qu’il en est des impôts payés par les hôtels officiels de ce côté du globe).

Airbnb nous a encore sauvé la mise ! Et c’est un bon moyen pour s’infiltrer dans les quartiers animés. On a trouvé facilement plusieurs logements aux alentours de 15 € par nuit pour deux pour une chambre dans une maison ! On a même eu un logement entier avec un lit zanzibari à Stone Town pour 12€/nuit.

 

Activités

Là encore c’est l’affrontement de deux mondes. Il y a plein d’excursions possibles à la journée, le kite surf, la plongée, la nage avec les dauphins, la route des épices etc. Nous nous sentons peu à l’aise dans ces activités, peut être sont elles trop en décalage avec notre quotidien slow ? Il nous semble qu’on consommerait plus ces activités en vacances, parce que le temps est plus réduit, voir compté. En gros, ce n’est pas parce qu’on n’a pas eu l’envie de le faire, que c’est nase tout le temps et pour tout le monde, nous avons un plus réfléchi que ça quand même 😉

Et puis, 10 minutes d’une de ces activités correspondent à peu près à notre budget journalier, donc…

Et pourtant on ne s’est pas ennuyé (et nous ne sommes pas restés sur la plage à lire, ce qui est pourtant déjà une activité de lune de miel non ?!).

Pêche, balade à pied et à velo sur la plage, dans les villages derrières les lodges ! Et l’avantage de louer une chambre chez quelqu’un c’est qu’il y a toujours du matos à emprunter, du coup on avait masque et tubas pour voir à travers ce bleu turquoise ! Et on a fait notre propre « route des épices », alors c’était peut être pas très exactement mais on s’est bien marré à sentir le moindre arbuste et à essayer de demander de quoi il s’agissait sans véritable langue commune !

 

Apéro

Dans la gestion de notre pactole, l’apéro est assez bien placé ! Il est rare que ce soit sur ce poste que nous rabotions, mais on cherche les endroits où nous ne sommes pas obligés de faire la plonge pour payer l’addition !

À Zanzibar – peut être du fait de l’influence anglo-saxonne ? – on trouve plein d’Happy hour !

Par exemple, compter 3500Tsh (soit 1,5€) la pinte de bière (en bouteille consignée, youpi) au Traveler’s café de 17h à 19h en bord de plage ! De quoi oublier les quelques tours de roues de la journée. On l’invente pas, la bière ça empêche les courbatures.

 

Repas

Même en cherchant, on n’a pas trouvé de resto « bon plan ». Par contre, il y a plein de vendeur de rue. Par exemple, très bon hamburgers avec pain et frites maison pour 1500 Tsh. Il faut parfois négocier, le plus fort nous en a demandé 4000 Tsh. Mais, nous n’avons pas rencontré de récalcitrants, le prix descend vite 3/4 minutes, ou sinon passez au vendeur suivant. Il suffit donc de ne pas attendre d’être en crise d’hypo pour aller négocier ! Encore une fois, si vous avez le temps… Le matin la majorité des gargotes cuisent des supers chapatis, avec un peu de sucre de nos sacoches et cest la régalade assurées Jambiani, apres le lever du soleil face a l’océan, nous n’arrivions pas à mettre la mains sur ces satanés galettes, on a donc demandé à quelques gars qui sortaient de la mosquée et nous avons atterris dans la cour d’une maison ou la dame cuisait des chapatis, il ne faut donc jamais lâcher prise. Le prix semble varier en fonction de la taille, mais nous nous sommes fixés comme principe de refuser au delà de 500 Tsh (principe qui évolue en fonction de notre appétit, du lieu et de la sympathie du ou de la vendeur-se, il nous ait arrivé de payer le double, on vous doit la transparence !)

Par contre, nos vélos ont eu le temps de bien profiter des embruns et nos chaînes sont toutes rouillées ! Enfin un petit coup d’huile et ça repart, direction l’intérieur de la Tanzanie pour ensuite rejoindre la Zambie. D’ici là on essaye de vous écrire un article moins money money 😉

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