Méthode #2 pour apprécier les montées

Lors de notre traversée du territoire hispanique nous vous avions révélé une méthode sans faille pour affronter les payasages sinusoïdales à bicyclette. Depuis nous avons traversé la Méditerranée et parcouru 5000 kms. Nous avons pris un peu la confiance dans le Sahara, il faut le dire. Et oui, toutes les conditions étaient réunies pour nous laisser croire que nous étions devenus des as du guidon, des rois de le pédale ou tout simplement des cyclistes, des vrais. De ceux qui prennent du plaisir à manger du dénivelé. Ça monterait à la tête de n’importe quel cyclopatte de faire 170 kms dans une journée, non ?

Heureusement la Guinée nous fait retomber sur nos pattes ! Et alors nous réalisons que nous sommes toujours nous mêmes, toujours tout à fait normaux : on galère dans les montées et on se régale dans les descentes !

Voilà donc une nouvelle méthode – toujours sans faille – pour apprécier les montées !

Il faut prendre un climat plutôt chaud et humide, du genre pas très agréable pour la sieste parce qu’un peu collant. La Guinée en avril répond à ces attentes. Nous avons atteint les 48 degrés à Koundara dans le nord du pays et nous approchons désormais les 85 % d’humidité ici en région forestière.

Ensuite, il faut ajouter un terrain accidenté, en évitant de trouver de véritables cols puisque la longueur de l’effort empêche la pleine réalisation de la méthode ici décrite.  La Guinée, surtout dans sa partie Sud, répond à ces attentes.

Et enfin, un petit plus pourra pimenter cette méthode : un ciel bien gris en toile de fond, avec des éclairs assez réguliers. Cette légère pression météorologique permet simplement une accélération du rythme de la montée et donc une apparition plus précoce du symptôme nécessaire à la réussite de cette méthode. La Guinée, en cette presque saison des pluies, répond à ces attentes.

En mélangeant énergiquement ces trois ingrédients vous obtenez une bonne suée en arrivant en haut de la petite collinette. Et c’est cette légère transpiration qui constitue le cœur de cette méthode.

Explications.

Ce liquide précieux associé au petit vent frais provoqué par la prise de vitesse dans une descente aboutit à un effet « climatisation » sur votre corps.  Nous devrions plutôt dire effet « air ventilé » pour les soucieux des empreintes carbonnés que nous sommes. Mais l’effet attendu est le même : du frais sur vos mollets !

Une coline/montagnette/vallon est caractérisé par ces deux faces : une montée et une descentes. Après chaque montée arrive donc immacablement la descente qui lui est associée. Alors dans les montées, nous tentons de ressentir par avance cette sensation de bonheur et là se produit le résultat attendu de dette méthode : on se surprend a les aimer ces montées !

Une gourmandise suprême nous enchante quand, par prolongement du bonheur de la descente, l’élan accumulé permet d’accéder au sommet (on dirait qu’on parle du Mont Blanc là non ?!) de la montée suivante. Malheureusement ce phénomène est rarement observé dans l’équipe. En effet, si le poid de nos montures nous permet de prendre rapidement de la vitesse en descente, celui-ci nous freine quasiment instantanément lorsque le goudron change d’inclinaison. Mais lorsqu’un tel phénomène se produit, alors il n’y a que le sourire sur le visage du coéquipier qui permet de décrire le sentiment qui nous traverse !

En tout cas une chose est sûre, la Guinée est digne de son surnom de Suisse africaine 🙂 Et ce pays gagne vraiment à être connue on le conseille quasiment sans réserve !

Il est à noter que ces petites descentes accélèrent aussi le moteur de notre frigo africain, alors c’est « eau fraîche » à chaque pause 😉

 

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