Le Maroc à vélo : le bien (et le mal)

Après trois semaines sur les routes et dans les villes marocaines, le compteur totalise 3450km !

Nous sommes désormais rodés à la vie d’hirondelles sur roulettes écumant les routes côtières. Le Maroc et les marocain-e-s nous facilitent la tâche. Plusieurs personnes rencontrées nous ont parlé du « bien et du mal », que l’on trouverait partout et chez tout le monde (les discussions qu’on avait eu sur le chemins de Saint-Jacques ne sont pas loin, ouf !). Alors on a cherché cela dans toutes les caractéristiques du voyage à vélo au Maroc !

L’accueil Marocain

Pas vraiment de mots pour décrire l’accueil des personnes que nous croisons quotidiennement. Sur la route nous saluons une centaine de personnes par jour. Piétons, vélos, mobylettes, mulets, voitures, camions, etc. on nous encourage à longueur de journée !

Pause au bord de la route qui se transforme en rencontre autour d’un thé

Lorsque que le soleil commence à descendre et que nous n’avons pas de camping en ligne de mire, nous demandons à la première habitation que l’on voit pour planter la tente dans leur jardin. Le « oui » est instantané et semble être naturel. Cela nous confère un sentiment de normalité. Quoi de plus normal que des inconnus vennant bivouaquer dans le jardin d’autres inconnus sur simple demande ?! Nous sommes d’emblée acceptés sans être questionnés, on se sent chez nous à peine le campement installé. A contrario planter sa tente n’importe où est souvent mal perçu et déconseillé par toutes les personnes croisée. Et puis il y a du monde partout (même quand on pense être seuls, quelqu’un finit toujours par débouler d’un talus ou d’un arbre !). En tout cas, on ne l’a pas testé pour l’instant (à voir comment cela se passe dans le sud, moins peuplé). La bienvaillance est palpable : du thé et quelques aliments complètent la panoplie. De notre côté, la barrière de la langue nous frustre constamment (les français est plutôt pratiqué dans les villes). L’accueil est toujours merveilleux, que ce soit avec des hôtes « programmés » (ami-e-s d’ami-e-s ou warmshower) ou spontanés. Et cet esprit arrive jusqu’au camping et chez les campingcaristes !

 

De ce côté, nous n’avons donc pas trouvé de « mal », si ce n’est qu’on ne pense pas souvent à faire des photos..

Le climat

CLéa avait plutôt mal commencé : à peine posées nos roues à Tanger (traversée en 35 minutes depuis Tarifa pour 36€/pers-gratuit pour les vélos) une ENORME averse a arrosé la ville jusqu’en début de soirée. Entièrement trempés et grelottant nous avons pris refuge dans un « hôtel » du centre. Quand on dit hotel c’est plutôt une ruine humide, dont le dernier coup de balais remonte euh.., enfaite il est impossible d’imaginer cet endroit propre ! Le mauvais temps nous a poursuivit une petite semaine et à connus son apogée lorsque rafales de vent de face et grêle se sont lâchés à 5km de l’arrivée de notre étape du jour ! Cette tempête nous empêche de tenir sur nos vélos et ruine tout nos efforts de séchage de linge de la veille. Mais, cela est loin derrière nous déjà ! Depuis Rabat le temps est stable, chaud et le vent dans le dos. Le climat est donc dorénavant avec nous et cela devrais continuer. Inch’allah !

Le coût de la vie et le marchandage

Il ne faut pas se leurrer si nous croisons entres autres autant de retraités en camping-car c’est pour le soleil, mais également pour les prix des denrées alimentaires et des services ! Avec des Euros il est possible de faire le Pacha…

On voit beaucoup d’enfants demandant de l’argent ou des bonbons, cette habitude ne leur vient pas de nulle part. Et puis ils ont tendance à nous courir derriere, nous pousser un peu et nous piquer ce qui dépasse ! Pas facile d’être blanc et pas blindés ?!

Au niveau du marchandage, c’est vraiment tranquille ! Les prix sont certainement un peu gonflés à notre arrivée, mais c’est un peu le jeu quand même ! Et puis de nombreux prix sont désormais plutôt affichés.

Pour avoir un ordre d’idée, voilà les fourchettes des prix que nous pratiquons :

  • De 1 à 3 dirams pour un pain
  • De 1 à 10 dirams pour un millefeuille (à chaque pays sa pâtisserie : palmier en Espagne et millefeuille au Maroc !!)
  • De 4 à 8 dirams pour un café noir
  • Au alentours de 15 dirams pour un sandwich au poulet (en direct de la rôtisserie)
  • De 60 à 90 dirams pour une nuit de camping (avec ou sans douche en fonction du prix, ou en sus)
  • De 100 à 110 dirams pour une nuit en pension en ville (prix affichés, il a toujours été possible de rentrer les vélos sans problèmes ni suppléments, quitte à les mettre dans la chambre)
  • On a aussi expérimenté le troc : un chou-fleur en bordure de champ contre une boîte de thon.

Les routes

Les routes que nous avons pratiquées pour l’instant n’ont rien à envier aux routes espagnoles. Elles sont en bon état et la circulation n’est pas si terrible. Ça klaxonne pas mal, mais simplement pour prévenir « hey, j’arrive » !

Petit bémol tout de même pour la route P4214 entre Tanger et Kenitra, elle longe le projet de ligne LGV et supporte assez mal les nombreux camions qu’impliquent les travaux. Cela dit ca reste tout à fait pratiquable à vélos et sacoches.

Au final, on a beaucoup de bien au Maroc et tant mieux parce qu’on est à peine à la moitié ! N’hésitez donc pas à venir rouler votre bosse par ici vous aussi 😉

Ps : cet article n’est pas sponsorisé par sa majesté le roi Mohamed VI !!

 

2 thoughts on “Le Maroc à vélo : le bien (et le mal)

  • laurette 13 janvier 2017 at 22 h 10 min Reply

    On est super content d’avoir de vos nouvelles. On regarde régulièrement en famille et on attends tous la suite de vos aventures. Bonne route et belles rencontres mes chéris

  • CATHERINE G 15 janvier 2017 at 23 h 24 min Reply

    Profitez bien (au sens positif du terme) de la gentillesse et de l’hospitalité des Marocains.
    Ce sont des modèles en la matière.
    Très belle photo d’entête pour cette publication. Essaouira, je pense (?).

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