Comment apprécier les montées à vélo ?

La réponse est facile pour les déjantés du chrono, les cintrés du guidon et les amateurs de gros braquets, mais elle l’est moins pour les cyclopattes que nous sommes ! En effet, avec le poids de nos montures et nos pauses café, biscuits, fruits secs, visites, photos, etc., on peut dire que notre rythme épouse la géomorphologie du territoire.

Au début du périple, les quelques vallons rencontrés sur les véloroutes nous ont seulement permis de pester contre les côteaux rencontrés (on oublie les chevauchements du pays Basque, clairement non étudiés pour les cyclistes, qu’importe leur pédigré). Depuis l’Espagne, changement de décor : fin des itinéraires cyclables et bonjour aux routes sinusoïdales à perte de vue !

Si vous aussi vous êtes ecoeurés de voir au loin les 25 prochaines montées qui vous attendent, vous trouverez ci-après la méthode que nous avons approuvée récemment, notamment lors de notre arrivée à Burgos. Nous l’avons depuis confirmée à plusieurs reprises.

  • Prendre une étape avec un terrain bien accidenté, donc pas de plat, mais uniquement des enchaînements de montées/descentes
  • Ajouter des conditions climatiques sympas de type froid (il semble que cela fonctionne dès que le mercure descend en dessous des 8 degrés) ou pluie (à condition qu’elle soit froide également) ou les deux simultanément. Il est à noter que cela ne fonctionne pas avec la grèle qui nécessite un arrêt quasi immédiat. 
  • Mélanger le tout et hop vous aimez les montées, parce qu’elles vous réchaufferont des doigts de pieds jusqu’aux cheveux alors qu’avec la descente qui va suivre ce sera la glaciation assurée.

Cette méthode induit un effet secondaire non négligeable : la moyenne kilomètrique journalière chute aussi vite que les températures ! Et quand cela arrive au milieu de milliers d’hectares de champs de blé déjà moissonnés, la monotonie s’installe. Alors là on enchaîne sur une autre méthode : écouter des postcast de « On va déguster » ou autres émissions françaises !

Vous l’aurez compris on est loin de l’Espagne springbreakée et mojitonée. On est plutôt dans une sensation de bush profond ou bien d’un midwest post-Trump.

On est tout de même arrivé à Salamanca ! Notre cap va donc changer désormais : fini le cap Sud-Ouest, à nous le plein Sud, pleins d’enthousiasme !

 

PS : pas de photos parce que dans les montées on pédale, on ne fait pas du tourisme !!

 

3 thoughts on “Comment apprécier les montées à vélo ?

  • Marion 13 novembre 2016 at 17 h 18 min Reply

    Voilà une méthode dont je vais me souvenir !! 🙂
    Merci pour ce dernier article, j’ai bien rigolé ! J’aurai quand même beaucoup aimé avoir une petite photo de ces routes sinusoïdale et de cette géomorphologie si particulière 😉

  • CATHERINE G 13 novembre 2016 at 18 h 36 min Reply

    Oui, évidemment, nous ne connaissons pas l’Espagne à cette saison. Ses paysages ne s’apprécient pas autant … Et il ne faut pas parler du « paseo « , cette balade que tout le monde fait le soir dès 19 heures pour apprécier la douceur vespérale après une chaude journée !!! Mais vous voilà à Salamanque … Très jolie ville universitaire, avec sa plaza mayor carrée … j’espère que vous pourrez l’apprécier malgré, là aussi peut-être un temps assez froid? Bon courage pour affronter l’automne espagnol.

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